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L'ABC de la pulvérisation

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Un programme annuel de pulvérisations aériennes d’insecticide biologique constitue un projet complexe, en raison du nombre d’étapes à réaliser selon un ordre précis, de l’implication de l’ensemble des services de la SOPFIM, des autorités centrales et régionales du MRN ainsi que des diverses parties intéressées par la protection des forêts.

Ce type d’intervention demeure assujetti à l’encadrement légal et réglementaire le plus strict en Amérique du Nord, sans oublier les aléas de Dame Nature rendant la logistique parfois difficile dans un contexte budgétaire limité. De plus, les traitements s’effectuent à l’aide d’un organisme vivant sur des forêts infestées, ce qui implique une connaissance approfondie mais encore imparfaite des relations entre les conditions météorologiques, l’insecte, sa source de nourriture et le Btk.

Planification d’un programme de pulvérisation aérienne d’insecticide

En période épidémique, la planification annuelle d’un programme de protection débute par un inventaire automnal des insectes en dormance. En tenant compte de l’historique récent de la défoliation, cette évaluation des niveaux d’infestation anticipés constitue l’information de base pour la prescription des traitements dans les aires admissibles à la protection directe. À la demande du ministre responsable des forêts, le plan d’intervention préparé par la SOPFIM est déposé puis analysé par les autorités centrales et régionales du MRN.

Par la suite, les aires boisées à protéger sont découpées en blocs opérationnels, lesquels se distinguent par le nombre d’applications d’insecticide prescrit. Une bande de protection ceinture toute zone présentant une certaine sensibilité environnementale. Les missions de pulvérisation sont préparées en utilisant une technologie GPS de pointe, afin de traiter précisément les forêts requérant une protection. La SOPFIM établit un réseau d’échantillonnage permettant de suivre le développement saisonnier de l’insecte et le débourrement du feuillage des arbres, dans le but d’optimiser la synchronisation des pulvérisations d’insecticide avec la période d’alimentation des chenilles.

Plan d'intervention 2016

Plan d'intervention 2015

Plan d'intervention 2014

 

 

 

 

Réalisation saisonnière des interventions

La réalisation du programme… l’aboutissement de plus de dix mois de préparation et de planification pour une équipe de professionnels chevronnés! En effet, compte tenu de l’objectif de protection retenu, du développement de l’insecte et de l’accroissement de la pousse annuelle, les traitements de protection à l’aide du Btk sont concentrés durant le mois de juin. Le tout commence par la mise en place des bases d’opération, la réception des produits par camions-citernes et par l’arrivée des différents aéronefs. Utilisant un réseau de placettes-échantillons représentatif, le Service des relevés autorise le début des traitements pour chaque superficie, en fonction du développement de l’insecte et du feuillage des arbres.

La Direction des opérations prend ensuite le relais, afin d’assurer la réalisation des travaux de pulvérisations. Ainsi, chaque matin, dès le lever du soleil (vers 4h00), un surveillant aérien, à bord d’un avion de contrôle, quitte en direction des blocs à traiter. Dès que les conditions météo s’avèrent favorables (vents faibles et humidité relative élevée), il commande le chargement et le décollage des avions de pulvérisations. Les avions de pulvérisations sont des monomoteurs régulièrement utilisés dans le domaine de l’agriculture. Chaque avion est muni d’un GPS sur lequel est branché plusieurs technologies qui font en sorte d’améliorer la sécurité du pilote. En effet, plusieurs actions sont automatisées telles que le début et l’arrêt de la pulvérisation en fonction des limites du bloc et des zones d’exclusion, l’ajustement du débit en fonction des variations de vitesse, la position sur chaque ligne de vol, etc. Ces différentes technologies assurent aussi un meilleur dépôt sur le feuillage des blocs à traiter. Le surveillant aérien supervise le travail réalisé par les pilotes, enregistre toutes données pertinentes à la séance de pulvérisations et assure un support aux pilotes en cas de problème. Le retour à la base d’opération s’effectue habituellement vers 6h30. Les équipements sont ensuite vérifiés et chaque tracé enregistré par le GPS de l’avion est visualisé à l’ordinateur.

Selon la météo, une seconde séance de pulvérisations est disponible en soirée, soit entre 18h30 et 20h30. Le même fonctionnement est alors privilégié. Habituellement, cinq jours suivant la première application, une seconde application de produit s’avère nécessaire pour contrôler les populations élevées dans un bloc donné. Dépendamment de la météo, la réalisation d’un programme de protection s’étend habituellement sur un mois.

Surveillance environnementale

Bien que la SOPFIM planifie ses opérations très rigoureusement, un programme de surveillance environnementale est mis en place dès le début des opérations. Ce programme, en accord avec la politique environnementale de la Société vise à assurer la conformité réglementaire des opérations, le respect du système de management environnemental ainsi que le respect des règles et procédures internes de la SOPFIM. Lors de la réalisation de ce programme, toutes les bases d’opération sont inspectées ainsi que tous les laboratoires de campagne. Des inspections sont réalisées à différents moments durant les opérations. Comme la santé et la sécurité sont souvent bien difficilement dissociables de l’environnement, le programme de surveillance vise aussi à assurer la sécurité et le bien-être des travailleurs de la SOPFIM. La Société s’assure de mettre en oeuvre les efforts nécessaires, afin de réduire au maximum les risques associés à chaque poste de travail.

Suivi environnemental

Depuis sa création en 1990, la SOPFIM réalise un programme de suivi environnemental en regard de ses travaux de pulvérisations au Btk. Ces programmes permettent de bien comprendre le comportement du Btk dans l’environnement afin d’en évaluer l’impact. La SOPFIM s’assure d’implanter un réseau de stations d’échantillonnage de l’eau et du sol avant le début du programme de protection. Ce réseau de stations est réparti en fonction de la localisation des blocs à traiter, des zones sensibles, des bassins versants ainsi que de la représentativité des types de milieu. Quelque part en mai, chaque station d’échantillonnage est visitée et des échantillons sont récoltés. À la suite des pulvérisations aériennes, les stations sont visitées à nouveau et une nouvelle série d’échantillons est récoltée. Cette procédure est réalisée une dernière fois trois mois plus tard. Les échantillons récoltés sont ensuite analysés au laboratoire de microbiologie de la SOPFIM, afin d’en déterminer la concentration en Btk. De cette façon, il nous est possible d’évaluer la progression de l’insecticide dans l’environnement. Cette information peut ensuite servir à informer la population.

Rapport suivi environnemental 2014

Rapport suivi environnemental 2013

Rapport suivi environnemental 2012

Rapport suivi environnemental 2011

Rapport de suivi environnemental 2010

Rapport de suivi environnemental 2009

Évaluation de l’efficacité d’un programme de pulvérisation

Le but ultime des programmes de pulvérisations aériennes de Btk est de maintenir la forêt vivante pendant une épidémie. Pour ce faire, l’objectif annuel de protection fixé par les autorités gouvernementales vise à conserver au moins 50 % du nouveau feuillage produit par les arbres attaqués. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs considère un programme réussi lorsque cette cible est atteinte sur au moins 70 % des superficies traitées.

Le MFFP réalise une première évaluation par voie aérienne, tandis que la SOPFIM effectue des inventaires terrestres permettant d’évaluer les niveaux de mortalité au sein de la population d’insectes ainsi que la protection du feuillage annuel, en comparant des zones traitées et non traitées (témoins).