Forêt privée

Le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de 20 M $ dans un programme de pulvérisation aérienne d’insecticide biologique contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) afin de soutenir la petite forêt privée, les emplois et les régions. 

Ce nouveau programme de pulvérisation aérienne vise à protéger les investissements de l’État qui ont été faits depuis près de 30 ans en forêt privée de moins de 800 ha (plantations et éclaircies) et à développer une expertise en protection des petites forêts privées où la planification et la préparation des interventions sont beaucoup plus complexes qu’en forêt publique. Le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a mandaté la SOPFIM pour la mise en œuvre d’un programme de pulvérisation aérienne qui s’échelonnera sur six ans. Les travaux pour déterminer les superficies et les propriétaires admissibles ont débuté à l’été 2017. Les pulvérisations aériennes s’échelonneront sur cinq ans à partir de 2018.

 

CRITÈRES DE SÉLECTION

Plusieurs territoires sont susceptibles d’être touchés par la TBE sur la Côte-Nord. La SOPFIM détient des critères de sélection spécifiques afin de protéger les forêts privées les plus menacées.

  • La superficie du territoire supérieure à 4 hectares;
  • La largeur du territoire doit être de plus de 80 mètres;
  • Le propriétaire doit être reconnu comme producteur forestier;
  • Le peuplement doit être composé d’essence vulnérables (sapin baumier, épinette blanche et épinette de Norvège);
  • Ce peuplement doit être âgé entre 21 et 60 ans;
  • Le territoire doit être aménagé. (Traitements subventionnés par le gouvernement).

BÉNÉFICES DU TRAITEMENT

Plusieurs bénéfices proviennent de notre traitement contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette, des bénéfices autant au niveau environnemental qu’économique.

  • Formation de personnel saisonnier (terrain, laboratoire, base d’opération);
  • Recrutement et formation d’une main-d’œuvre spécialisée et compétente dans le but de combler les postes associés à la planification et à la mise en œuvre des programmes;
  • Retombées socioéconomiques régionales des programmes de protection directe en termes d’achat de biens et de services;
  • Réduction des impacts de la TBE sur les investissements consentis en aménagement et sylviculture des forêts susceptibles aux attaques de la TBE;
  • Diminution du taux de mortalité et de défoliation des arbres.

Nombre d’hectares traités par région en 2020 :

Bas-Saint-Laurent : 14 350 hectares
Saguenay-Lac-St-Jean : 2 185 hectares
Côte-Nord : 340 hectares
Gaspésie : 883 hectares

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